Photographies de la nature du Québec

Alain Hogue   -   photographe

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Accueil / Araignées et autres - Arachnides / Faucheurs - Opiliones 38

 

Les Opiliones sont appelés communément « faucheurs ».  Il y a environ 6600 espèces de faucheurs à travers le monde et au Canada, on a trouvé jusqu’ici 36 espèces natives plus 7 introduites. Toutefois, selon les experts il y aurait une vingtaine d’espèces additionnelles qui n’ont pas encore été rapportées. 

Les faucheurs sont présents dans tous les types d’habitats (forêts, prairies, zones humides, montagnes, grottes et habitations).  Souvent confondus avec certaines araignées à longues pattes, ils sont beaucoup plus près des scorpions que des araignées.  Il est d’ailleurs facile de distinguer les faucheurs des araignées. Le corps des faucheurs est fait d’une seule pièce et ils n'ont qu’une paire d’yeux située sur le dessus de ce corps.  Pour leur part, les araignées ont l’abdomen séparé du thorax et possèdent trois ou quatre paires d'yeux.

La plupart des faucheurs sont omnivores et mangent principalement de petits insectes, toutes sortes de matières végétales et des champignons.  Ceux qui sont charognards se nourrissent d'organismes morts, de fumier d'oiseaux et d'autres matières fécales.   On ne retrouve pas cette diversité alimentaire chez les araignées qui sont généralement de purs prédateurs.  

Autres particularités, les yeux des faucheurs ne peuvent pas former d'images. Ils utilisent plutôt leur deuxième paire de jambes comme antennes pour explorer leur environnement. D’autre part, ils ne produisent pas de soie et ne tissent pas de toile.  Et contrairement aux araignées, ils n’ont pas de glandes à venin.

Ses principaux prédateurs sont certains mammifères, les amphibiens et les araignées.  Ses défenses sont plutôt limitées.  La surface de leur corps est relativement coriace et certaines espèces peuvent sécréter des substances chimiques repoussantes. Lorsqu’ils sont retenus par un prédateur, ils peuvent également se départir d’une patte (autotomie). Une fois détachée cette patte continuera de trembler jusqu’à une heure après son détachement ce qui détournera l’attention de l’agresseur.  Cette stratégie peut être coûteuse car les faucheurs ne régénèrent pas leurs pattes. La perte d’une patte nuira à sa locomotion (vitesse, aptitude à grimper, etc) et affectera sa perception sensorielle pour la détection des aliments et la territorialité.